le thème était: ''Tony, après avoir assassiné dans la plus totale des illégalités Michael Rivkin, est contraint à la fuite pour échapper aux trois Kidonim restant de l'équipe de l'agent Israélien. Face à cela, décriver la réaction de Ziva.
Au final, Tony doit disparaître: partir se refaire une nouvelle vie ou mourir.''
/!\ Ne confondez pas mon blog avec celui de l' OFFICIERDAVID.
Edit: Je suis arrivée deuxième et je remercie ceux qui ont voté pour moi. L'illustration de cet article est l'une des récompenses. Merci à toi, Lauteur-inconnue pour ce magnifique montage.
Il était 15h15, lorsque Ziva pénétra dans un bar italien plutôt chic, Le Mancini. Les murs crépis couleur ocre, les rideaux blancs tombants jusqu'au sol et les grosses poutres apparentes donnaient une allure distinguée à ce semblant de restaurant.
Elle regrettait d'être venue à cet ultime rendez-vous que lui avait fixé, une heure auparavant, Tony qui désirait lui donner des explications et la revoir une dernière fois. Elle hésita. Elle s'apprêtait à faire demi-tour lorsque qu'un serveur s'approchant d'elle lui désigna le fond de la salle en chuchotant.
-Il vous attend.
Elle le remercia du regard et plissant les yeux, elle aperçut son collègue, attablé, la tête plongée entre les mains. Il semblait malheureux tout comme elle l'était depuis que Michael les avait quitté.
Bien qu'elle eût perçue la jalousie qui s'éveillait en son co-équipier depuis qu'il avait découvert qu'elle sortait avec cet agent israélien, elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse l'assassiner.
Non l'idée ne l'avait même pas effleurée!
Elle se dirigea vers lui et se racla la gorge pour signaler sa présence. Il releva son visage mal rasé et dont les traits tirés trahissaient un manque de sommeil.
-Salut! murmura-t-il en se levant et lui tirant sa chaise à la façon d'un gentleman.
Elle ne répondit rien.
-J'ai eu peur que tu ne viennes pas, souffla t'il
- J'ai bien failli mais maintenant que je suis là, vas droit au but. Qu'on en finisse! Aboya-t-elle
Il parut désarçonné par le ton dur de sa partenaire mais se ressaisit. Il savait les minutes comptées.
-Tout d'abord je voudrais m'excuser...
-S'excuser est un signe de faiblesse, coupa-t-elle brutalement.
-Pas entre amis, répliqua-t-il
-Entre amis? riposta-t-elle d'un ton faussement surpris.
Il frémit et le n½ud qui bloquait sa gorge se resserra. Qu'il était naïf d'avoir pu croire qu'elle puisse un jour lui pardonner !
-Certes, se reprit-il, mais je préfère quand même m'excuser.
-Ce n'est pas auprès de moi mais de Michael, que tu as lâchement abattu, qu'il faut le faire, trancha-t-elle rouge de colère.
Il fourragea nerveusement sa main dans sa tignasse cherchant désespérément le moyen de rester calme.
-Je n'ai rien à me reprocher en ce qui concerne la mort de ton petit-ami qui se servait de toi comme couverture et était sur le point d'éliminer un témoin gênant.
-Tu délires complètement!
- Non mais toi tu te refuses de voir la vérité en face. TON Michael était un agent double qui t'utilisait comme couverture. Pour une fois tu n'étais pas le maitre du jeu, seulement un vulgaire pion.
Elle accusa le coup et voulut se lever, tremblante de rage, mais il la retint par le poignet.
-J'ai pas fini. Avant de quitter le pays pour toujours je voudrais que tu saches d'autres choses.
-Tu t'en vas? Demanda-t-elle en se radoucissant.
-Oui. J'y suis forcé si je veux vivre encore quelques années. Je suis conscient que le décès de Rivkin a fais naitre, chez ses 3 collègues, un désir de vengeance.
-Tu pars quand ?
-Je prends un vol de nuit, ce soir, pour Paris.
Elle se figea, les yeux dans le vague.
En entrant dans le bar, quelques minutes avant, elle aurait tout donné pour le voir crever à ses pieds. A présent elle éprouvait une certaine compassion pour cet homme qui semblait sincère et qui, pour elle, aurait fichu sa vie en l'air.
Elle l'avait aimé en secret et puis Mike avait débarqué dans sa vie lui faisant oublier l'italien.
« Il n'y a qu'un pas entre l'amour et la haine » et de ce dicton, elle en avait fais douloureusement les frais.
Tony fixait le visage de marbre de l'israélienne où la seule preuve de vie, était cette larme qui roulait sur sa joue. Elle ne l'essuya pas et en laissa même couler une seconde.
Elle battit des paupières et murmura.
-Je n'arrive pas à te croire c'est impossible!
-Je suis désolé, Ziva, mais c'est la stricte vérité. Rivkin se servait de tes coordonnées afin de camoufler ses agissements. Demande à Abby!
-Ce n'était pas une raison pour le tuer.
-On s'est battu et le coup est parti. Si on avait réussi à le coincer, il aurait écopé d'une simple peine.
-Ils te laisseront jamais passer la frontière vivant. Ils te poursuivront et tu auras beau courir, ils ne te lâcheront que lorsqu'ils seront certains de ton trépas.
-Je sais et c'est pourquoi Ducky va m'aider et quand mon certificat de décès sera établi, je pourrais refaire ma vie sans crainte d'être descendu à n'importe quel instant.
-Je pars avec toi ! annonça-t-elle doucement.
-Quoi? s'étouffa-t-il
-Tu as très bien entendu. Je ne veux pas te laisser ainsi. Ca me fendrait le c½ur de te savoir tout seul, ta vie gâchée par ma faute.
-Non, c'est trop périlleux.
-J'ai vu pire dans les camps d'entrainement du MOSSAD.
-Ziva, je ne veux pas vivre avec une femme qui reste à mes côtés, seulement pour effacer ses remords et par pitié.
-Si pour toi la compassion est synonyme d'amour, c'est peut-être çà en effet.
-De l'amour? Demanda-t-il surpris
-Je suis persuadée qu'avec le temps, j'arriverais à te pardonner et à t'aimer comme je t'ai aimé.
Il plongea son regard pale dans le sien et balbutia.
-N'insiste pas.
-Je vais me gêner.
-Mlle David, vous êtes têtue!
-Et vous ne vous imaginez pas quel point, monsieur DiNozzo.
Un quart d'heure plus tard, les 2 jeunes gens sortaient du bar. La circulation était faible. Ils eûrent tôt fais de distinguer une moto noire qui arrivait dans leur direction et alors que Ziva criait «A terre ! » une rafale de balle s'abattit sur le couple. Les vitres du restaurant volèrent en éclat tandis que les passants poussaient des hurlements d'effroi. En quelques minutes l'engin et ses occupants s'étaient volatilisés.
L'israélienne se releva péniblement et aperçut Tony gisant toujours au sol, le torse sanglant. Elle hurla son nom puis se jeta sur le corps immobile afin de bloquer l'hémorragie tout en plaçant ses doigts sur son cou pour prendre le pouls.


