Voici le sujet et les règles:
Sujet: Nous sommes le 31 Octobre 2002 dans n'importe quelle capitale de ce Monde, Ziva arrive dans un lieu (appartement, bar, hotel...etc) et y retrouve une autre personne. Dans cette scène que vous écrierez, devra se dérouler une confrontation ( qui peut être d'idée, de façon de penser ou tout simplement des accusations): brutale, calme ou émotionnelle entre les deux personnages sur le sujet ''Tali''. Elle vient de découvrir le fin mot de l'histoire sur la mort de sa petite soeur.
Rappel: Ziva en 2002 n'est pas encore au NCIS, sa petite soeur est morte dans un attentat-suicide à l'âge de 16 ans.
Mots obligatoires à placer: sacrifice, halloween, trahison, vengeance, haine, tristesse, calme, étoile de David, attentat, impassibilité, confortable.
Il devait être environ 20h et déjà les lumières du soir illuminaient la capitale française qui malgré une soirée pluvieuse semblait resplendissante par ce 31 octobre.
Ziva David aurait pu ressembler à un de ces passants ordinaires qui déambulent à travers les rues pour rentrer chez eux, au plus vite, retrouver une femme, des enfants ou encore une bonne cheminée. Elle aurait aussi pu passer pour un de ces joyeux fêtards qui se réunissent entre copains pour célébrer Halloween.
Non, Ziva David ne faisait pas parti de ces gens que l'on croise à chaque coin de rue : ses yeux, emplis de haine, prouvaient le contraire.
Après une marche rapide, elle s'arrêta devant un immeuble à l'aspect plutôt chic et d'un mouvement brusque, elle poussa la lourde porte vitrée avant de s'engager dans l'escalier.
Quelques minutes après, elle sonnait à la porte d'un appartement. Elle perçut un lointain « j'arrive » puis des pas se rapprochèrent et le battant s'ouvrit, découvrant une jolie femme à la chevelure flamboyante, vêtue d'un tailleur vert qui mettait en valeurs ses yeux émeraudes.
-Shalom Jenny!
-Ziva! Quelle bonne surprise! S'exclama Jennifer Shepard en reconnaissant sa visiteuse.
Elle se pencha pour lui faire la bise puis se décala afin de la laisser entrer dans le vestibule.
-Ca alors, je savais pas que tu étais à Paris, continua la rouquine en la débarrassant de son manteau, depuis quand?
-Ce matin. J'ai su par hasard que tu résidais ici depuis quelques mois ainsi j'en profite pour venir te parler.
Le ton froid qu'avait employé la jeune israélienne surpris la belle américaine.
-J'aurais du me douter que tu étais là pour affaire et non par courtoisie.
-Affaires est un bien grand mot. Je tenais juste à te prévenir que l'on a enfin identifié l'assassin de ma s½ur.
-J'ai appris ce qui est arrivé à Tali. Un attentat suicide n'est ce pas?
-En effet, répondit laconiquement l'agent du MOSSAD.
-Je suis désolée pour toi et pour elle. C'est qui?
-Woalid Benammouh, dénonça Ziva tandis que sa mâchoire et ses poings se crispaient.
La magnifique rousse, qui avait pendant un instant baissé la tête, la releva subitement, les yeux écarquillés par la stupeur.
Elle entrouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Le temps qu'elle se ressaisisse, l'israélienne l'avait devancé et débitait toute cette rage qui s'était accumulée au fond d'elle depuis la mort de sa s½ur et qui n'avait cessé de croitre depuis qu'elle avait découvert l'identité du meurtrier de SA Tali.
- Alors çà y est tu es fière de toi? Ma petite s½ur est morte par ta faute. Tu entends ? Par ta faute! Et moi qui t'ai fais confiance. Quelle conne j'ai été...
En prononçant ces mots, la tueuse avait levé les bras au niveau de sa tête pour les faire retomber le long de son corps en arc de cercle.
-Ziva, ce n'est pas ma faute, je...
-Pathétique ! Voilà ce que tu es, ricana la jeune femme, tu me rappelles Valmont des « Liaisons Dangereuses » un bouquin français que j'ai lu à la gare. Il ne cesse de répéter « ce n'est pas ma faute » à sa maitresse quand il la plaque. C'est très déplacé tout comme toi quand tu me dis çà alors que tu sais pertinemment que c'est de ta faute.
-Ziva s'il te plait, calme toi...
-Que je me calme? Tu me commandes l'impassibilité ? Mais comment veux tu que je le fasse alors que ma petite s½ur est morte parce que j'ai écouté une imbécile...explosa t-elle.
-ZIVA ! STOP ! Assis toi. Ordonna Jennifer en s'éloignant vers la cuisine.
Ziva la défia un instant du regard puis obéit sans broncher. Une minute après, l'agent du NCIS revenait avec une assiette de cookies et un verre de jus d'orange qu'elle posa sur la table basse. Elle se laissa choir dans le confortable canapé de cuir chocolat qui meublait son salon et se tourna vers Ziva qui fixait la fenêtre trop intensément pour que cela puisse être naturel.
- Ziva, souffla t'elle mais elle se ravisa de poursuivre. Il valait mieux laisser la jeune israélienne se tranquilliser. Vu l'état dans lequel elle se trouvait, toute discussion était quasiment impossible.
Les minutes s'écoulèrent et seul le trottement des aiguilles de la pendule rompait le silence pesant qui régnait dans la pièce.
Au fur et à mesure la colère de Ziva se dissipa faisant place à la tristesse. Shepard lui prit tendrement une main et murmura :
-Ziva, écoute-moi. Je sais que tu étais proche de ta s½ur et qu'elle te manque, je sais aussi que tu avais juré sur ton étoile de David que tu la protègerais quoiqu'il arrive mais il faut que tu te comprennes que ce n'est de la faute de personne si ce n'est de Woalid et que tu n'as commis aucune trahison vis-à-vis de la promesse que tu avais faite à Tali: ta s½ur était en mission, tu ne pouvais rien faire pour la sauver.
Une larme roula sur la peau bronzée de l'orientale.
-Tu ne m'en veux pas n'est ce pas?
David hocha la tête en signe d'approbation.
-Tu ne m'en as jamais vraiment voulu au fond ? Continua la rousse, en fait tu cherches juste à avoir la conscience tranquille ? Tu t'imagines que si ta s½ur est décédée c'est par ta faute et pour pouvoir avoir le repos il te faut trouver quelqu'un qui puisse être le responsable. Si je suis ta logique toutes les personnes ici présentes sur terre peuvent être coupables: ceux qui ont fabriqué les accessoires nécessaires pour construire une bombe, sa mère parce qu'elle a accouché d'un futur terroriste, les gens qui ont édifiés l'hôtel parce que si ils l'avaient pas fais Tali ne serait jamais allée dedans, les gardiens de prison qui l'ont laissé s'enfuir...
-Elle avait 16 ans. Trancha l'agent israélien.
-16 ans et la vie devant elle, conclut Jenny. Ziva, on ne peut pas prévoir les choses, on est maitres de rien. Ce qui s'est passé dans cet entrepôt au Caire, il y a 6 ans, je ne le regrette pas. Quand je t'ai supplié de ne pas abattre Woalid alors que tu t'apprêtais à le faire pour venger des agents du MOSSAD que vous aviez perdu et que tu as accepté de passer au-dessus de ton envie de vengeance afin de le remettre aux autorités, on ne pouvait prévoir ni l'une ni l'autre qu'il s'évaderait de prison 4 mois après et que 2 ans plus tard il ferait sacrifice de sa vie pour commettre un attentat.
Les larmes roulaient nombreuses à présent sur les joues brûlantes de son interlocutrice dont la bouche se tordait de douleur.
-Ziva, il faut que tu fasses la paix avec toi-même. Tu n'as pas à te remettre en cause. Je sais que c'est dur à entendre mais si çà n'avait pas été Benammouh s'en aurait été un autre et le résultat aurait été le même.
-Le même ? Je ne crois. Aboya la jolie brune.
-Je pense que si et toi aussi.
L'américaine essuya la joue de son amie délicatement.
-Je suis persuadée que Tali a la même opinion et pour elle, pour ta promesse, tu dois continuer ton travail et sauver le maximum de vies d'innocents, qui chaque jour risquent leur vie rien qu'en sortant dans la rue.
Ziva plongea ses yeux dans ceux de celle qui fut sa partenaire le temps d'une mission.
-Tu as certainement raison.
-Je n'ai pas toujours raison mais je n'ai jamais tord, répliqua malicieusement la rouquine. Tu veux rester dormir ici?
-Non, je vais y aller. Je commence une mission demain matin.
Elles se levèrent et se dirigèrent vers la porte. Ziva récupéra son manteau qu'elle enfila. Puis pivotant sur ses talons, elle serra Jenny dans ses bras et l'embrassa sur la joue.
-Merci Jenny. Je m'excuse pour ma crise de tout à l'heure.
-Oh t'inquiète c'est pas grave et comme disait un de mes ex « s'excuser est un signe de faiblesse ».
Voilà, j'espère que çà vous a plu, si oui allez votez chez Lauteur-inconnue

